4 août 2012

Hate List de Jennifer Brown






      Résumé du livre      

Lorsque Valérie franchit le seuil du lycée, elle sait que rien ne sera plus jamais pareil. Cinq mois plus tôt, Nick, son petit ami, a ouvert le feu dans la cafeteria de l’école, tuant une dizaine d’élèves avant de se suicider. Des élèves agaçants, pénibles et arrogants qui figuraient sur la liste que Valérie et Nick ont tenue pour se défouler. Pourquoi ce qui n’était qu’un jeu est devenu un drame ? Comment va-t-on accueillir son retour au lycée ? Est-elle aussi coupable que Nick ?







      Mon avis      

Ce livre m'intriguait depuis sa sortie et j'avais très envie de le lire. Je remercie donc Vany de l'avoir proposé en livre voyageur. Si j'ai bien aimé le debut de ce roman, ca a vite change par la suite....

Tout le monde sait qu'au lycée il y a deux clans : les populaires et les loosers. Nick et Valérie, dite Val,  font partis de ce dernier. Entre moqueries incessantes et humiliations, ils sont seuls face à tout une bande d'ados sans pitié. Leur seul refuge ? Une "hate list", une liste de la haine, où ils notent tout ce qu'ils haïssent par dessus tout, les choses comme les personnes. Personne n'aurait pu imaginer que cette liste serait à l'origine d'une macabre tuerie... Val fait partie des survivants, mais à quel prix ?

L'histoire est racontée du point de vue de Valérie, ce qui, en théorie, devrait nous permettre de nous identifier plus facilement au personnage principal, de mieux le comprendre. Ca n'a pas été mon cas. Bien au contraire. Je n'ai pas réussi a ressentir la moindre compassion pour Valerie. 

Val est une ado en pleine crise d'identité. Elle hait sa vie, ses parents passent leur temps à s'engueuler et le lycée est pour elle un véritable enfer. Son seul réconfort ? Nick, son copain, qui vit la même chose qu'elle et est le seul à la comprendre. Véritable pleurnicheuse, Val est une jeune fille égoïste et larmoyante, qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et ne pense qu'à sa petite personne. Elle se donne le rôle de la victime, chose pour laquelle ils se sont bien trouvés elle et Nick. S'il y a une chose qu'ils savent particulierement bien faire, c'est pleurer sur leur misérable petite vie. Un personnage qui m'a gonflée, vous l'aurez sans doute compris.
Quant à Nick, on ne sait de lui que ce que Val nous dévoile lorsqu'elle plonge dans ses souvenirs et se rappelle les "moments les plus heureux de sa vie". Un ado mal dans sa peau qui a fini par mal tourner.

Le style d'écriture est assez léger. Les dialogues sont niais et le manque de répartie de Val et de Nick est carrément consternant. Entre les "sympa", "trop pas juste" ou encore les "bah je sais pas", on peut dire que l'auteur ne s'est pas foulée et surtout bien amusée à caricaturer l'apathie des ados de 16 ans.
L'apathie. Sans aucun doute ce qui m'a le plus énervé chez Val. Elle est incapable d'aligner trois phrases pour essayer de se défendre quand on l'engueule. Les seuls mots qui lui viennent a la bouche dans ces moments la sont "mais pas du tout !" et ca s'arrête la. A croire qu'elle n'est pas foutue de donner son point de vue ou de s'expliquer quand on lui fait des reproches. Pourtant, en général c'est pas les réparties cinglantes qui manquent chez les ados en pleine crise hormonale. Un autre point qui m'a pas mal agacée pendant ma lecture, c'est le fait que Val soit toujours en train d'interrompre son récit pour replonger dans ses souvenirs de Nick parc'qu'elle repense à un truc qui lui fait penser à lui et à un moment précis qu'ils ont vécus ensemble. Et tout ca sans la moindre indication de flash-back ni même de passage en italique pour souligner un changement d'action et de temps. Pas même un retour à la ligne. Autant vous dire, que les dix premières fois vous êtes complètement largués. Le plus difficile cependant, c'est de savoir quand elle est revenue au présent et surtout ce qu'elle était en train de raconter avant de nous raconter ses souvenirs. Perturbant je vous dit. Et très énervant.
En plus de tout ca, j'ai n'ai pas pu m'empêcher de remarquer quelques incohérences dans le texte, en particulier celle-ci : 

"Nick était obnubilé par l'idée de mort. Mais comme ca, sans plus" (page 168).

Euh, ouai.... ok... Cherchez l'erreur. Y'a pas un peu contradiction la ? Si l'auteur avait pris la peine de potasser son dico, elle aurait sans doute vu la monstrueuse boulette qu'elle nous a pondu là.
 Obnubilé. Synonyme : obsédé.
 Comment peut-on être obsédé par quelque chose, mais "comme ca, sans plus" ? J'aimerais bien comprendre.

Bref. Je vais stopper ici cette chronique. Une lecture plutôt catastrophique, meme si elle m'avait l'air bien partie au début. Dommage pour moi.


      Ma note      

N'a pas aimé du tout !

4 commentaires:

  1. héhé contrairement à toi ce livre ne me fait vraiment pas envie et quand je lis ta chronique, je me dis que je suis bien contente en fait xD
    franchement, ils en ont pas marre de sortir des merdes pareilles ? Putain en ce moment ils nous bassinent avec leur bouquins de merde --"
    et puis franchement, quel idée de publier un livre qui m'a l'air franchement tordu, dans le sens où les persos ont tous l'air d'êtres des psychopathes en puissance --"

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    1. Tu peux pas dire que c'est de la merde avant de l'avoir lu.
      Il aurait été raconté différemment j'aurais peut-etre plus accroché. L'histoire en elle-meme est bien foutue.
      Le theme est assez d'actualité, et la morale de l'histoire est intéressante. C'est la facon dont c'est raconté qui n'est pas passé.

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  2. Punaise et moi j'ai adoré... comme quoi, les gouts et les couleurs...

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    1. Ca ne se discute pas.... ^^
      C'est vrai, pourtant j'attendais beaucoup de ce livre. J'aurais pensé qu'il serait raconté d'un point de vue un peu plus adulte, mais non, on se retrouve dans la peau d'une adolescente paumée. C'est ce qui a beché pour moi.

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